2-Un diagnostic comme une sentence
- Martine Pineault
- 15 janv.
- 2 min de lecture
5 mars 2024
Un diagnostic c’est comme une sentence. Parfois t’as une sentence « bonbon », des fois t’as une sentence à vie mais des fois aussi, tu as droit à une libération conditionnelle.
Conditionnelle parce que c’est à condition de passer à travers un processus aussi difficile soit-il.
Dans la justice de la vie, y a pas toujours de coupable, y a pas de mérite et y a pas non plus de court d’appel. Y a pas d’argument pour ou contre, pas d’avocat, y’a même pas de juge.
Y a un médecin, une petite femme, toute menue. Tellement gentille que tu la voudrais comme amie. Avec toute sa douceur et toute son humanité, elle t’annonce la sentence presque à contre-cœur.
Elle est douce et gentille mais te lâche une bombe digne d’Hiroshima. Elle le sait elle, qu’est-ce qui t’attend.
T’aurais vraiment le goût de l’haïr, en fait, tu voudrais haïr tout le monde.
C’est pas juste… mais la vie est injuste, c’est comme ça.
Non, finalement, c’est pas une sentence, c’est pas non plus un juge, un monstre ou une lâcheuse de bombe. Le diagnostic c’est le secret, très bien caché quelque part en dedans de toi qu’on a finalement réussi à démasquer à force de le chercher.
La docteure, toute bienveillante, vient dénoncer l’intrus pis te dire qu’elle et son équipe vont tout faire pour te le sortir du corps.
Une mauvaise nouvelle, aussi difficile soit-elle à entendre devient plus douce quand elle est emballée d’humanité. Et de l’humanité, il y en a dans cette équipe là. Je vous confie une partie de mon cœur, parce que j’ai confiance que vous allez me le réparer.





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