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7-Le syndrome du sauveur


31 mai 2024

Le syndrome du sauveur, tu connais, je suis certaine, on en connaît tous!



Moi la première, surtout avec ma famille. Je suis comme une pieuvre ou comme une gardienne de but qui veut arrêter toutes les pucks pour éviter à mon monde d’être blessé. Quand y a deux ou trois pucks à arrêter, ça se fait bien. Je réussis à boucher les trous pis si je les arrête pas complètement, je les ralenti… ça leur fait moins mal.



Mais quand y a plein de pucks qui arrivent de tous les côtés et qu’il y a, en plus, plusieurs personnes que tu veux protéger, c’est une autre game.


Y a déjà un gardien de but qui a réussi à garder les buts pour les 2 équipes en même temps??



Ben moi oui! Ben j’pense… entk j’essaie fort en criss.



Ouin, pis tsé la game, elle est longue. C’est pas un petit 2 heures avec des pauses pis des périodes.


Depuis novembre, je te dirais que la game lâche pas ben ben.


J’ai reçu pas mal de rubber comme on dit.


Pis depuis février, c’est intense, on joue pour la finale!


Je travaille fort pour être là pour tout le monde.


Moi, je m’occuperai de moi après la game, quand tout le monde pourra reprendre sa vie.



Ce qui est plate avec ça, c’est que quand la game sera finie pis que tout le monde va être en train de fêter, moi je risque d’être trop vidée pour fêter avec eux.



Peut être même que je serai plus capable de m’occuper de moi…


est-ce que ça sera à eux de prendre soin de moi, parce que moi, je l’aurai pas fait?



C’est pas ce que je veux.


C’est surtout pas ça que je souhaite.



Je te dis pas ça pour me plaindre, en fait ça me fait justement réfléchir et penser au syndrome du sauveur.



Savais-tu que le syndrome du sauveur ne parle pas de la souffrance de l’autre, ben non.


Il parle de la tienne, de ton incapacité à tolérer les émotions difficiles d’une autre personne.


C’est tellement difficile de voir l’autre souffrir que tu préfères embarquer dans ses souliers pour souffrir avec lui et lui montrer que toi, tu peux l’aider.


Évidemment, je parle de moi aussi! Dans mon travail je suis en mesure de garder une distance qui me permet d’accompagner l’autre, de le soutenir et de l’entendre sans prendre sur moi sa souffrance ni la responsabilité de sa guérison.



Si on compare au hockey, je suis plus un coach qu’un gardien de but.


Le coach est responsable d’être la, de guider sa troupe mais on s’entend que c’est pas lui qui va compter des buts pour faire gagner son équipe!



Ben c’est là que je suis rendue dans ma réflexion. C’est pas parce que je travaille à aider les autres depuis 20 ans que je suis le parfait exemple à suivre! Loin de là!


Et c’est exactement pour ça que je te raconte cette histoire là.



Pour que tu saches qu’on a tous nos défis. Le plus important, je pense, c’est d’en prendre conscience et de prendre aussi la responsabilité de nos choix et nos actions.



Prendre soin de moi à travers ces épreuves là, c’est ma responsabilité à moi.


Pis si je veux pas devenir la prochaine personne à s’écrouler, ben c’est à moi de faire ce qu’il faut.



Est-ce que j’ai la solution, la la?


Pas Pentoute!!


Mais maintenant que j’en ai pris conscience, je vais peut être laisser passer une couple de pucks, le temps de prendre un peu de temps… pour moi.



 
 
 

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