11-Frappée par un train
- Martine Pineault
- il y a 9 heures
- 2 min de lecture
23 juillet 2024
Je recommençais à vivre ma vie, à reprendre le fil de mes projets.
Je regardais vers l’avant, confiante en l’avenir après les tempêtes des derniers mois.
Je n’ai pas vu arriver le train qui allait me frapper en pleine gueule un beau mardi ensoleillé.
Un appel et on repart pour une autre ronde de stress, d’inconnu et d’angoisse.
Oui, c’est exactement ça, une reprise, une récidive ben trop rapide et ben trop violente.
Mon guerrier déjà fatigué et affaibli doit reprendre les armes pour ce qui s’annonce une ultime et difficile bataille.
C’est lui qui motive les troupes, c’est lui aussi qui nous montre le chemin.
Pour lui, il n’y a qu’une destination possible, une seule issue et c’est celle de la vie qui continue. Nous, on le suit et on s’accroche.
Malgré l’absence de toute trace de la bête depuis mai, il faut se rendre à l’évidence qu’elle a réussi à se cacher dans un petit coin sombre en attendant de reprendre sa mission de destruction massive.
Tsé quand on dit que la vie ne tient qu’à un fil, ben c’est ça, un fil, un tout petit fil.
A un bout de ce fil là, y a lui, sa blonde, sa fille, ses parents, son frère et une belle gang de personnes qui l’aiment.
À l’autre bout du fil, la vie, la vie aussi fragile que le fil qui la tient.
On dit aussi tant qu’y a de la vie, y a de l’espoir.
L’espoir c’est ce qui nous tient et qui rend le fil plus fort.
Avec l’espoir, on tisse un filet de sécurité pour le recevoir quand son fil menacera de céder.
Ensemble, on va supporter tout son poids pour que le fil tienne bon.
Il est peut-être fragile le fil de la vie, mais il est là et on va tout faire pour le garder intact.
Je t’aime




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